Le pétrole iranien : un nouveau départ

L'Iran dispose de la quatrième réserve de pétrole au monde. Cependant, l'industrie pétrolière du pays a subi un revers de fortune en raison des tensions qui existent entre les Occidentaux et les Iraniens. Heureusement qu'un accord a été trouvé et que l'Iran recommence à exporter son pétrole vers l'Europe depuis 2016…

Les potentialités pétrolières de l'Iran

Les réserves de pétrole prouvées classent l'Iran à la 4e après le Venezuela, l'Arabie Saoudite et le Canada. Il compte au moins de 150 milliards de barils dans son sous-sol. Sept mois après la levée des sanctions, la production de pétrole iranienne atteint jusqu'à 3,65 millions de barils par jour (Mb/j).

En analysant les potentialités dont il dispose et ses motivations, sa production peut atteindre les 5 Mb/j. En outre, l'Iran peut aussi s'appuyer sur un gisement de gaz important qui s'ajoute à cette potentialité pétrolière.

Dans cette perspective, le retour de l'Iran sur la scène internationale apporte un changement majeur non négligeable sur le marché. En effet, le pays compte probablement augmenter sa production pour affirmer sa puissance économique et politique.

L'Iran Petroleum Contract

Cependant, la réussite du nouveau départ pour le pétrole iranien ne dépend pas que de ces pétroles. Il a également besoin d'investisseurs pour ses objectifs de 5 Mb/j en 2020. Pour attirer ses derniers, le gouvernement iranien a présenté « l'Iran Petroleum Contract » (IPC), un dispositif plus avantageux par rapport aux précédents.

Lors de la présentation du nouveau contrat devant 152 compagnies étrangères, les autorités iraniennes affirment que dans un premier temps, 70 champs de pétrole et de gaz sont concernés. Pour cela, elles attendent au moins 30 milliards d'investissements étrangers.

Pour les investisseurs, le nouveau contrat pétrolier iranien est certainement plus avantageux. Contrairement à l'ancien contrat, le « Buy-Back », l'IPC leur permet de participer à la phase de développement des champs d'exploitation de pétrole et de gaz.

Le retour des investisseurs

Actuellement, le nouveau départ du pétrole iranien est menacé par le retour des sanctions américaines. Cependant, grâce à la volonté des autorités iraniennes, les investisseurs commencent progressivement à revenir.

En effet, l'enjeu reste de taille malgré les menaces. Occuper le terrain bien avant la ruée vers l'or noir iranien et plus que judicieux. En outre, le pays des shahs ne veut plus que son développement économique soit l'otage de la politique.

Conscient de l'importance de cette nouvelle donne, Jean Philippe Amvame, dirigeant de Philia S.A., envisage sérieusement d'accroître les investissements du groupe dans le pays. À l'instar des compagnies françaises et européennes, il croit au rétablissement durable du secteur et surtout au développement exponentiel de la production.

En outre, en investissant en Iran, le Philia S.A. assoit sa présence dans la région la plus pétrolifère du monde. De cette manière, il diversifie ses sources tout en bénéficiant d'un prix certainement plus favorable au fur et à mesure que la production iranienne augmente. Enfin, s'inscrire durablement en Iran, c'est profiter de sa concurrence avec l'Arabie Saoudite.