
À l'occasion de la Global Conférence qui s'est déroulée à Evian du lundi 26 au mercredi 28 septembre, En Ligne Pour Ta Planète, les Ateliers de la Terre et Orange ont uni leurs talents pour organiser une série de rendez-vous interactifs avec celles et ceux qui s'engagent pour le développement durable. Revivez l'intégralité de vos échanges avec nos invités en consultant les vidéos et les transcripts des chats.
Cette édition spéciale d'En Ligne Pour ta Planète en direct d'Evian est maintenant terminée !
Ministres, maires, chefs d'entreprises, présidents d'associations, journalistes, blogueurs...
Ils ont répondu en direct et en vidéo à toutes vos questions sur la thématique du développement durable.

Marine de Bazelaire, Directrice Développement Durable HSBC
Comment la banque peut-elle contribuer à construire un monde durable ? Découvrez les engagements du groupe HSBC pour relever ce défi.

Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir de recevoir Marine de Bazelaire, Directrice Développement Durable HSBC France.
Bonsoir à toutes et à tous !
Michel_44 : Le développement durable chez HSBC, c'est une vraie motivation, ou vous faites juste du Greenwashing? On a l'impression que c'est tellement devenu une mode et une obligation pour les entreprises de communiquer sur leurs actions en faveur du développement durable... Que j'ai du mal à savoir si vous êtes réellement impliqué dans ce domaine! Merci de votre réponse franche.
diane : Comment une banque peut-elle avoir une activité développement durable ?
Merci Diane et Michel pour ces questions. Si nous sommes là, c'est pour vous démontrer que ce n'est pas du Greenwashing. Nous sommes amenés à financer les plus gros projets de la planète en matière de développement durable.
Julia : Comment encouragez-vous vos collaborateurs à respecter l'environnement ?
Dans les activités au quotidien, nous devons prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux de nos comportements. Si on veut durer 140 ans de plus, il faut que l'on se comporte en conséquence...
Ruby Tuesday : Bonjour. Vous en êtes où de votre objectif de bilan carbone neutre ?
HSBC est « bilan carbone neutre » depuis 2005. On mesure notre impact environnemental direct partout dans le monde. On se fixe en permanence des objectifs de réduction de cette empreinte. Ensuite, on achète des droits à émission à hauteur de ce que l'on a émis.
Julia : Comment encouragez-vous vos collaborateurs à respecter l'environnement ?
achille : La protection de l'environnement ça passe surtout par des petits gestes simples... Est-ce que vous formez et accompagnez vos salariés pour qu'ils respectent la planète (par exemple en n'imprimant pas de documents inutiles, en éteignant leurs ordinateurs en partant le soir, en économisant l'eau aux toilettes, en recyclant le papier en brouillon, etc.) ? Et d'ailleurs, y a-t’il une charte verte chez vous ?
Super ! Vous répondez presqu’entièrement aux questions que vous nous posez ;-) Oui, c'est bien le cas, nous avons lancé des campagnes de stickers pour bien penser à faire des économies d’énergie : éteindre son ordinateur, la lumière... Nous avons installé des choses très variées. Il y a même des concours entre les agences, et celles qui l'emportent gagnent un vélo électrique. Pour la journée de l’environnement, certains collaborateurs ont participé à notre opération en ne faisant pas d'impressions ce jour-là, et ils sont encore plus nombreux que l'an dernier.
Lila Grace : Quelles sont les missions de la fondation HSBC pour l'éducation ?
La Fondation a pour objectif de faciliter l'accès à l'éducation de jeunes défavorisés par la culture. HSBC est présente sur deux axes : l'environnement et l'éducation. Avec la Fondation, on identifie des associations qui donnent un accès à l'éducation par la culture. La culture est un moyen de retrouver la confiance en soi. C'est la dimension sociétale du développement durable. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de la société dans laquelle on opère.
Ruby Tuesday : Re-bonjour. En quoi consiste (dans les grandes lignes) le HSBC Climate Partnership ?
C'est à nouveau du mécénat. Nous soutenons 4 associations : Climate Group, Earthwatch, Smithsonian Tropical Research Institute et le World Wild Fund. Par exemple, avec l'association STRI, c'est le Canal de Panama qui est menacé d'assèchement, alors nous faisons une étude pour essayer de le préserver... Vous trouverez toutes les informations sur ces 4 associations sur le site Internet d'HSBC.
blues92 : Selon votre enquête, le plus important venant d'une banque est qu'elle favorise le développement économique sur le long terme, prête attention aux salariés... L'environnement n'arrive qu'en quatrième position. Ma question est donc : pourquoi s'engager autant dans le développement durable et non pas dans le bien être des salariés par exemple ?
choupette : Je voulais savoir ce qu'était cette étude dont vous parlez dans votre article qui vous présente ? Pouvez-vous nous en dire plus ? Merci d'avance.
Nous sommes partis du constat que les politiques de développement durable des banques étaient mal comprises. Alors, nous avons voulu faire une étude pour comprendre pourquoi. Nous avons effectué une étude en France en avril. TNS a mené cette enquête : « Comment les banques peuvent-elles contribuer à construire un monde durable ? ». Les Français ne font pas un lien entre les deux. Les Français sont en attente des banques qu'elles traitent bien leur dossier, en tout premier lieu. Il y a aussi une attente sur le développement durable. Nous voulons matérialiser notre engagement. Nous voulons mieux expliquer ce que l'on fait et on va s'engager davantage.
Le bon traitement de nos salariés, cela fait partie du développement durable. Nous menons un certain nombre d’actions. Je reviens au mécénat. Nous mesurons l'engagement de nos collaborateurs dans le groupe HSBC. Nous leur posons 60 questions. Dans les réponses, on se rend compte que nos collaborateurs s'engagent dans une action de bénévolat. Si les salariés s'engagent, ils se sentent mieux dans leur travail ! C'est ce que nous avons constaté.
filibert : Bonjour ! J’ai une PME, si je veux investir dans des locaux "durables", HSBC peut m'aider à financer mon projet ? Merci d'avance de votre réponse.
Je serais tentée de vous dire bien évidemment oui ! Mais bien sûr, les informations ne sont pas suffisantes. Nous avons lancé un programme qui s'appelle Living business, avec une offre commerciale. Tout est important ! Il y a de nombreux outils, comme l'épargne salariale par exemple. Vous trouverez des informations à ce sujet sur HSBC.fr. À performance égale, on préfère un client qui investit dans le développement durable. Nous aurons plus d'appétences pour ce type de profil. Pour HSBC, pour les gros projets que nous finançons, depuis 2003, nous avons signé une charte. Il s'agit de très très gros projets et si on veut changer la donne, il faut que l'on arrête de financer un certain nombre de choses qui ne sont pas conformes à notre vision. Nous le faisons dans 5 secteurs : forêt, eau potable, industrie chimique, défense, industrie extractive. Par exemple, nous ne finançons pas de projets qui mettent en péril la forêt. Il faut que la traçabilité du bois soit assurée.
Noémie : Le développement durable pour vous, (votre activité), s'agit-il de placements dits ISR ?
Maurice : Je crois qu'aujourd'hui toutes les banques se lancent dans les placements ISR, en quoi vous vous différenciez des autres ?
L’ISR, c'est l'investissement socialement responsable. On choisit des actions pour un fonds en fonction de leurs performances économiques dans un premier temps, puis pour leur adéquation avec les politiques de développement durable. Nous avons, en France, passé un cap. Toutes les banques ont des fonds ISR, et ce n'est pas facile de les vendre. Là, où nous sommes peut être un peu meilleurs, c'est que nous essayons d' expliquer ce qu'est l'ISR. Nous avons fait un certain nombre de planches pédagogiques avec une maison d'édition. Elles sont distribuées dans les classes par exemple.
nadal : Pouvez-vous nous parler d'HSBC « Living Business » ?
J'en ai parlé un peu tout à l'heure. C'est notre programme de sensibilisation des PME - PMI au développement durable. C'est de trouver les leviers pour aider les entreprises à bien se comporter. Il y a notamment une rubrique consacrée aux subventions qui vient d'être mise à jour.
blablabla : Il y a bien quand même quelques bémols quelque part chez HSBC, non ? Du genre des salariés qui impriment tout et n'importe quoi, qui gâchent l'eau et l'électricité... Qu'est-ce qu'il vous reste comme combat à mener en interne et comment comptez-vous vous y prendre ?
Evidemment, il reste des combats. C'est une vraie démarche de progrès. 2 300 salariés se sont engagés dans le bénévolat ! Et ce sur nos 10 000 collaborateurs... Il faudrait qu'il y en ait encore plus... Nous sommes passer à un système informatique unique. Dans ce laps de temps, nous avons beaucoup de choses à dématérialiser. Certains de nos processus internes sont dématérialisés, nos clients ne le savent pas forcément. Nous avons des efforts à faire envers le client. Et le client aussi. Ils sont encore peu nombreux à être passé au relevé en ligne par exemple.
Georges : Vous participez aux grandes réunions internationales sur le réchauffement climatique, Grenelle de l'environnement, etc. ?
Oui ! Nous avons été très présents pendant Copenhague. Nous savons que la pérennité de notre entreprise passe par la prise en compte de ces enjeux. Parmi les recherches effectuées, on se rend compte que les investissements de croissance verte représentent une part de 15%. Lord Stern a chiffré l'impact du changement climatique. Il dit 15% c'est bien, mais pour basculer vers un meilleur bilan carbone, il faudrait 5% de plus. L'idée, c'est que les gouvernements poussent à investir dans ce secteur de l'économie verte ! Nous sommes très implantés dans les pays émergents et cela donne un point de vue différent. En Europe, on voudrait signer des engagements précis. Mais ce n'est pas le cas dans tous les pays.
Benoit : Est-il envisageable qu'une banque reverse une partie de ses intérêts à des associations, telles que Greenpeace ou WWF, ça, ce serait une action concrète en faveur du développement durable ?
C'est ce que l'on fait ! 100 millions de dollars à 4 associations pendant 5 ans, voilà notre programme de mécénat. C'est donc déjà le cas, cher Benoit.
mopal : C'est quoi la diversité "Made in HSBC"?
C'est quelque chose que l'on voit bien dans les campagnes de communication. Nous sommes dans 88 pays. Nous menons des actions sur l'égalité homme-femme, sur l'emploi des handicapés, etc. Nous sommes une banque patrimoniale, nous avons peu d'agences dans les quartiers. Nous n'avons que 400 agences en France.
planete bleue : Où se situe HSBC dans le classement Cérès ?
C'est un classement établi sur la politique de développement durable des entreprises. L'an dernier, nous avons obtenu la première place. Il s'agit d'un classement des grandes entreprises, tout secteur confondu.
rosa : C'est vrai que vous allez remplacer une partie de votre parc automobile par des véhicules hybrides ?
C'est fait ! Nous avons commencé en 2007. Nous l'avons freiné l'an dernier, car il y a maintenant des véhicules qui émettent moins de CO2 que les véhicules hybrides. Cela touche les voitures de fonction de nos collaborateurs.
mopal : Bonsoir, comment comptez-vous atteindre votre bilan carbone neutre ?
Nous l'avons atteint depuis 2005 ! Chaque année on se fixe des objectifs de réduction. Dans la rénovation des agences, on change les éclairages par exemple, ou le type de climatisation (sans consommer d'eau). Nous faisons aussi de gros efforts sur les voyages qui sont un poste très important.
natnat : Si vous aviez un message a faire passer aux politiques lequel serait-il? Vous devez quand même avoir une influence sur les prises de position et action du gouvernement en tant que grande entreprise, de surcroit issue du secteur bancaire ? Est-ce que les entreprises jouent un rôle important auprès des instances politiques ?
Il y a du lobbying au niveau de la direction développement durable du Groupe monde. Donc, cela se passe à Londres. Personnellement, je n'en fais pas même s'il m'arrive de parler à des députés. Ce que nous souhaitons, ce sont des politiques de développement durable qui s'installent dans le long terme. Nous demandons aux grandes entreprises dans les secteurs sensibles, qu'ils nous donnent des éléments. Nous souhaitons que ces entreprises se mettent en conformité avec nos règles, sur une durée de 5 ans par exemple.
parada : Vous êtes déléguée de la Fondation HSBC pour l’Education. Justement, menez-vous des actions pour mieux éduquer et sensibiliser nos jeunes enfants aux enjeux du développement durables ? Ce sont eux qui sont en première ligne désormais...
Je souris car le pseudo parada est le nom d'une association que l'on soutient. Oui, nous commençons à mener des actions avec un programme qui s'appelle Eco-School.
caroli : Votre étude montre que finalement, ce sont les jeunes qui attendent le plus de leur banque en matière de développement durable... Comment expliquez-vous cela? Merci de votre réponse !
Il y a une vraie sensibilité des jeunes générations. Nous voulons nous appuyer sur cette force vive. Ce sont des alliés.
venus : Est-ce que vous travaillez de temps en temps avec l'Ademe ?
Pas encore...
olympe : L'objectif du "zéro papier", c'est possible ?
Est-ce que c'est souhaitable ? Nous avons besoin de récolter les forêts. Quand l'arbre pousse, il faut l'abattre à maturité, pas à un autre moment. C'est un sujet complexe, bien plus complexe qu'il n'y paraît. Il faut surtout avoir un usage modéré du papier. Il faut aussi penser à ce que l'on dépense comme CO2 quand on l'envoie ! Mieux vaut opter pour le relevé en ligne...
nadal : Le "rêve d'un monde durable" est-il réalisable selon vous ?
Oui ! Je reste convaincue qu'il est réalisable. C'est vers cela qu'il faut que l'on tende. Chacun a sa façon de l'envisager : moins de carbone dans un monde plus équitable ! J'ai commencé à travailler dans le développement durable en 2001. Je suis passé d'une conviction personnelle à la réalité et à toute sa difficulté ? Il faut surtout être pragmatique pour avancer dans ce secteur.
Igor : Quel est votre travail quotidien, j'ai du mal à saisir quel est le job d'une personne responsable du développement durable ?
D'abord, c'est l'intégration dans les métiers bancaires. Les entreprises, les grandes entreprises, les particuliers... Pour chacune de ces clientèles, je regarde ce qui se fait chez nos concurrents ou dans d'autres pays. Il s'agit de faire du lobbying, du conseil et donner l'impulsion. Le groupe nous demande de faire des réductions ? On regarde ce qui est fait ailleurs, où l'on met vraiment l’accent et ensuite, on met en place la politique à mener. On se charge aussi du mécénat. J'ai des gens très investis et j'ai aussi des gens contraints par d'autres objectifs. Ma feuille de route, c'est de les aider.
lou-anne : Quel est le projet que vous avez mis en place depuis que vous êtes à ce poste dont vous êtes la plus fière ? Et quel est le "chantier" qui vous tient le plus à cœur ?
Deux choses : Living Business qui est un vrai progrès et une vraie base de discussion. L'autre, c'est l'implication des collaborateurs dans le bénévolat. Les challenges pour l'avenir sont multiples, sans doute poursuivre la sensibilisation du grand public et sa matérialisation dans les agences.
Merci, le mot de la fin ?
C'est la première fois que je participe à un chat. Je suis agréablement surprise par toutes ces questions ! C’était très bien de faire avec vous le tour du développement durable ! Merci et à bientôt.
